Dour Festival 2016

Review - Le 28/07/2016 par Julie - Plus d'infos sur l'évènement "Dour Festival"

Dour, c’est la vie.

Dour, c’est la vie.

Comme chaque année, on a pris notre place sans même jeter un coup d’œil à l’affiche. Comme chaque année, on s’est dit que cette fois, ce serait en mode adulte responsable, cinq fruits et légumes par jour, six heures de sommeil par nuit et un maximum de concerts. Mais comme chaque année, on s’est fait tout un tas de copains rigolos dès le mercredi soir dans le camping, on a oublié de dormir, on n’a jamais réussi à bouger sur le site avant 20h et on n’a vu aucun des artistes fluotés consciencieusement sur notre programme imprimé à l’avance.

Comme chaque année, il nous a fallu deux semaines pour nous en remettre, notre patronne nous regarde bizarrement depuis qu’il a vu les photos sur notre fil d’actu (note pour une autre vie : ne jamais accepter sa boss sur Facebook), et, entre la poussière, les paillettes et la paille, notre appartement est foutu. Et notre chat nous déteste. Mais ce n’est pas grave : on est heureux. Épuisés, fauchés, psychologiquement anéantis, mais emplis d’amour pour l’humanité pour les douze prochains mois. Et ça, c’est beau. Dour, mais beau (pardon).

Ce festival, on l’a fait et refait, dans tous les sens, depuis plus de dix ans. On a grandi avec. On se la pète un peu sur fond de « Moi, ça fait treize ans que je viens, hein, gamin ». On raconte aux petits de la tente d’en face (qui sont Flamands, mais polis, alors ils font semblant de comprendre) qu’à l’époque, le camping le plus loin, c’était genre à 500 mètres de l’entrée. On se dit qu’on est trop vieille, décidément. Qu’on ne connait plus les noms sur l’affiche. Qu’on connait trop de noms sur l’affiche. Qu’on reprendrait bien une bière chaude. Et puis on se retrouve à pogotter sur l’électronique hardcore du Bask, on montre ses seins sur Peaches, on s’émerveille sur les visuels de VJ Gyuri pendant le set de Pierre sur l’Elektropedia (non mais sérieux, quelle tuerie, cette scène !), on découvre Electrobugz aka Beunz et tout va bien.

Plus de dix ans de Dour, et pas une seule fois, on n’a été déçue. Pourtant, la bouffe est toujours aussi naze. Les files, de plus en plus longues (53 000 personnes le samedi, tu m’étonnes !). Les tickets, de plus en plus chers. Le parking, de plus en plus loin. Le soleil, de plus en plus chaud. Mais put** quoi, qu’est-ce que ça envoie du lourd: quel autre festival peut se targuer de rassembler Wiz Khalifa et Nout, Oxmo Puccino et Underworld, Pixies, Prodigy et Seth Gueko? De rap bien gras au punk-rock scandaleux en passant par le plus grand n’importe quoi musical, franchement, qui, mais QUI ne se trouve pas en état de semi transe à la seule lecture du line-up ? Présentez-le moi. Que je sache à quoi ressemble l’ennui.

Alors, oui, on a mal à la tête, aux dos, aux pieds, mais on est tellement bien, avec toutes ces étoiles dans les yeux (c’est beau c’que j’écris, hein ?). Certes, on a fait tout le contraire de ce qu’on avait dit, on s’est perdu, on a regardé des concerts bizarres du début à la fin, on a raté les trucs qu’on voulait voir absolument, on a réussi à ne plus avoir de batterie le 2e jour (sinon, pas de challenge !), on a laissé des bouts de dignité un peu partout. Mais on a plein de nouveaux amis dont on a oublié le nom. Plein de nouvelles blagues à raconter. Plein d’anecdotes dont on ne parlera pas à nos enfants. Plein de photos avec des licornes. Plein de nouvelles chansons dans la tête (« Je suis un poisson, j’suis dans l’océan », surtout). Plein de souvenirs merveilleux, qui nous feront encore sourire toute seule devant notre PC dans quelques semaines. Et ça, ça vaut bien les milliers de neurones abandonnées sur la Plaine de la Machine à Feu. Dour, c’est la vie.






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